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![]() LES TRADITIONS |
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( Si ce symbole ![]() |
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LES JARDINS : L'absence de fleurs dans les jardins Japonais est caractéristique. La beauté doit en effet être indépendante de l'éclosion ou du fanage de fleurs, bien trop temporaires. Au contraire, le jardin doit symboliser le respect de la nature sans son état brut. ll existe trois grands types de jardin au Japon. Le jardin à étang est le plus aristocratique. C'est celui des villas impériales. C'est un monde à part avec ses collines, ses ponts et ses ruisseaux. Le plus célébre se trouve au temple Saihôji à Kyôto. |
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Le jardin de pierres se trouve dans les nombreux temples Zen dont il est le symbole. Dépouillé, il cherche à privilégier l'abstraction et la méditation. Son aspect simple cache au contraire une recherche poussée dans la disposition du sable et des pierres. le plus célébre jardin est celui du temple Ryôanji à Kyôto. Le troisième type est le jardin de thé. Il est composé d'un pavillon de thé ( Chashistu ), de seentiers et d'un jardin. On y trouve des clotûres en bambou naturel, des pierres recouvertes de mousse et de superbes lanternes de pierre. Au coeur de la relation complexe qu'entretien le peuple japonais avec la nature, le jardin Japonais reste avant tout un mode d'expression esthétique rare. |
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LA CEREMONIE DU THE
: Pratiquée le plus souvent dans une salle réservée ( Chashistu ), la cérémonie réunit un nombre limité d'invités. Le partage d'un ésthétisme très poussé et d'une recherche de la simplicité pure ont été à la base des trois principales écoles de Chanoyu : Urasenke, Omotesenke, Mushakôji. La cérémonie du thé, loin d'avoir disparue, est aujourd'hui couramment pratiquée au Japon. Même les principes du plus célèbres maître de thé, Sen No Rikyûu sont toujours enseignés dans des écoles à travers l'archipel. |
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L'IKEBANA : ( Arrangement Floral ) L'arrangement floral japonais est surtout caractérisé, à l'opposé de l'Occident, par un certain dépouillement d'origine Zen. L'idée fondamentale étant de "laisser le vide circuler entre les fleurs". Il existe environ 300 écoles d'Ikebana au Japon. L'une des plus populaires est la "Ten-Chi-Jin". Elle prend comme base ces 3 éléments ( Ciel - Terre - Homme ) pour illustrer la destinée humaine. Dans chaque habitation Japonaise, une alcove spécifique ( Tokonoma ) est réservée pour aceuillir l'arrangement floral. On dit qu'on peut parfois lire les sentiments de la maîtresse de maison, simplemenen contemplant le bouquet qui y est exposé. |
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LES BONSAIS : L'art du Bonsaï a été importé de Chine à la période Kamakura (1185-1333) par des religieux bouddhistes Zen. Au cours des siècles, différentes écoles se constituèrent, chacune privilégiant un style particulier ( arbre droit, penché, en cascade...). On distingue globalement 3 types de Bonsaïs : Hako-niwa ( petits paysages avec des figurines, des maisons, des ponts très populaires à l'époque Edo), Bonkei ( Arbre seul ) Saikei ( groupes d'arbres rassemblés ). Chaque école de Bonsaï est appelée par le nom de son créateur ( Hosokawa, Chikuan, Hino, etc...). Pour obtenir un Bonsaï de qualité, il faut faire preuve de patience, naturellement, mais également d'un véritable sens artistique afin de s'approcher au plus près de l'aspect naturel de la composition. Un "beau" Bonsaï se reconnaît par l'harmonie de ses proportions, et également par le caractère ancien de ses racines ou de ses branches. Les plus vieux peuvent atteindre 600 ans. |
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LE KÔDÔ
: La faculté de pouvoir distinguer différentes essences, dont le nom était tenu secret, était la preuve d'un raffinement extrême. Les parfums, sous forme d'encens étaient classés selon le type de l'arbre dont il provennaient ( sucré, salé, épicé, amer...). Chacun notait sur un papier le nom du parfum qu'on lui présentait. Celui qui avait trouvé le plus grand nombre de réponses était le gagnant. Cette tradition disparue durant l'époque des guerriers ( Kamakura 1185-1333 ) fut remis au goût du jour par les Shogun Ashikaga. Codifiée par Sanjônishi Munenobu ( 1455-1537 ) qui créa l'école Oe-ryû, cette cérémonie devint alors un art ( Dô ) à part entière. De nos jours, cette cérémonie des parfums n'est plus pratiquée qu'à Kyôto, notamment au Pavillon d'Or. |
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LES PARAVENTS : Les paravents japonais vont parfaitement refléter leur époque. Aux peintures d'origine chinoise à l'époque de Nara, vont vite succéder les peintures sur soie de l'époque Heian utilisant des paravents de cinq shakus ( 1m50 ) et dorés à l'or fin . A l'époque Muromachi, l'école de Kanô prône le retour vers la Chine, et permet d'illustrer de nombreux paravents monochromes, sur des surfaces couvrant parfois jusqu'à 6 panneaux. L'apogée des paravents aura lieu à l'ère Momoyama. Voulant manifester leur puissance, les nouveaux maîtres du Japon ( Hideyoshi, Tokugawa ) vont faire appel aux plus grands peintres pour décorer l'intérieur de leurs châteaux ( Azuchi, Ôsaka, Fushimi ). Cloisons ( Fusumas ) et paravents refléteront une puissance et une richesse jusque là inconnue. |
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LES JEUX : Les Cartes : L'un des jeux les plus anciens est le Hyakunin Isshu ( les 100 poètes ). Basé sur la connaissance des 100 poèmes les plus connus du Japon, ce jeu de cartes, appelé aussi Uta Garuta, est joué généralement le jour de l'An. Le but est de trouver la carte correspondant à la fin du poème lu par l'arbitre. Un autre jeu de carte est le Hanafuda. Il faut reconstituer des paires de cartes, parmi les 48 du jeu. On associe ainsi les mois de l'année, les saisons ou les animaux. Crée à l'époque Heian, ce jeu est revenu à la mode au début du XIX ème siècle. Les Jeux de Stratégie : Le Shogi, importé
de Chine à l'ère Heian, est l'équivalent
Japonais des échecs, et en diffère par quelques
règles originales. Il n'y a pas de reine, mais surtout,
les pièces capturées peuvent être réutilisées
à son avantage par celui qui les a prises. Les pièces
du jeu utilisées sont toutes semblables, un idéogramme
en indiquant la valeur. Le Shogi devint très populaire
à l'ère Edo et compte environ 200.000 adeptes
au Japon. |
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L' ORIGAMI : De cette tradition est apparue l'Origami. Passe-temps Japonais, il consiste à créer sans ciseaux et sans colle des représentations d'animaux ou d'objets, les plus fidèles possibles. On retrouve cette technique dans certaines cérémonies Shintô, où la présence des Kamis est symbolisée par des pliages de papiers blancs, tenus parfois par les prêtres. L'Origami est aujourd'hui enseigné dans les écoles du Japon. Il est à la fois conseillé pour l'éveil artistique des enfants, mais également mathématique. Les figures les plus connues de l'Origami sont la grue (Tsuru ), symbole de longévité, le casque de Samouraï ( Kabuto ), et de nombreux oiseaux. |
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