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![]() L'HISTOIRE DE KYOTO |
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L' ERE HEIAN ( 794 à
1185 ) : Bâtie selon un plan en damier, ou toutes les rues se coupent à angle droit, la nouvelle capitale s'inspire des villes chinoises de l'époque. Situé au Nord, le palais Impérial est tout au bout d'une immense avenue (Suzaku Taiji ), gardée par deux grands temples le Tô ji ( Est ) et le Sei Ji (Ouest ). Une grande porte ( Rajômon ) ferme la grande avenue au sud. Les avenues transversales portent le chiffre croissant des ponts emjembant la rivière Kamo, au fur et à mesure qu'on s'éloigne du palais Impérial ( Ichijô, Nijô, Sanjô, Gojô, etc... ) Une grande période culturelle et esthétique va alors débuter. Les arts se développent dans un climat de raffinement extrême d'une cour Impériale fortement influencée par la Chine. Cette période connue sous le nom de "Héian" est considérée comme l'âge d'or de la capitale Impériale. Les temples et les palais seront parmi les plus beaux jamais construits. Mais cette période prend fin brutalement en 1185. Les guerres que se livrent deux familles de guerriers les Heike et les Genji détruisent Kyoto. La capitale sera de nombreuses fois incendiée et en partie détruite, réduisant en cendres de nombreux trésors d'architecture, de sculpture et de peinture. |
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L' ERE KAMAKURA ( 1185
à 1333 ) : Le nouveau pouvoir militaire installe seulement in de ses représentants dans le quartier de Rokuhara, et la ville se développe rapidement autour de ce nouveau centre du pouvoir, s'étendant ainsi vers l'ouest et les montagnes de Higashiyama. La population croît également rapidement, et apparaissent plusieurs quartiers ( machi ) spécialisés : artisans, marchands, nobles, etc... Mais c'est la remarquable profusion de nouveaux temples qui caractérise le plus cette époque. Les nouvelles sectes Jôdô Shû,Jodô Shin Shû, Zen cherchent à imposer leur suprématie en multipliant les lieux de culte. Les temples comme le Chion-In ou le Kennin-Ji ou Nanzen-Ji sont le symbole de ce renouveau religieux. |
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L'ERE MUROMACHI ( 1333
à 1573 ) : Alors que les premiers jardins Zen font leur apparition, comme ceux du Tenryû-ji ou du Saiho-ji, des pavillons de Thé de plus en sophistiqués sont bâtis : Kinkaku-ji (Pavillon d'Or) ou Ginkaku-ji (Pavillon d'Argent). De même, les scènes de théâtre Nô commencent à orner les plus beaux palais de la ville. Mais ce splendide raffinement est bien fragile. En 1467, fragilisé depuis plusieurs décennies, la lignée des Shogun Ashigaka laisse le pays et la capitale sombrer dans les combats et l'anarchie ( Guerre d'Onin). Durant 10 ans, Kyôto est alors ravagé par les combats de rue, et la quasi totalité de la ville brûle, y compris le palais Impérial. Bientôt la sophistication des temples et des palais est réduite en cendres, et les habitants abandonnent la ville en ruine. |
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L'ERE MOMOYAMA (1573
à 1600) : Mais c'est son successeur, Toyotomi Hideyoshi, pourtant d'extraction paysanne, qui va redonner à Kyôto son prestige. En l'espace de quinze ans, la capitale du Japon va ainsi voir se relever ses temples, ses palais et ses châteaux. Aidés par la bourgeoisie de la ville, Hideyoshi va redessiner les points stratégiques de la ville en y bâtissant des bâtiments imposants comme le château Nijô-jo, le Nishi Honganji, la salle principale du Tô-ji ou la reconstruction du Nanzen-ji. Richement décorés à la feuille d'or, les palais et les temples de Kyôto sont le reflet d'une époque prospère qui permit à Kyôto de reprendre sa place de centre économique et artistique du Japon. Le prestige national que détenaient à cette époque les maîtres de cérémonie du thé comme Sen No Rikyu est le symbole même de cette renaissance intellectuelle de l'archipel. |
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